De débutant à mordu de voile … Par Antoine Ménager

Le parcours d’Antoine reflète parfaitement la passion que la voile fait naître et grandir chez celles et ceux qui la pratiquent. Le souvenir des premières sorties reste gravé en mémoire jusqu’à inciter à renouveler l’expérience et à en faire son sport de cœur. Et si vous suiviez l’exemple d’Antoine…

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 46 ans, j’ai été pendant 20 ans à mon compte avec en premier lieu une première entreprise de conseil en communication, relations Presse, relations publiques, puis une entreprise de dépannage et de maintenance informatique. Je me suis installé en Savoie il y a 12 ans.  

À quel âge avez-vous commencé la voile ?

Une première expérience voile quand j’avais 8 ans lors d’un stage en optimist pendant les vacances sur la côte Basque, puis une seconde expérience à l’âge de 30 ans lors de 4 jours en mer autour de Belle ile. Je me suis mis à la voile de manière plus soutenue à la voile à l’âge de 38 ans en m’inscrivant au club et en naviguant de manière régulière. D’abord en ayant réparé un dériveur ce qui m’a permis d’apprendre à réparer les bateaux et à naviguer. 

Pourquoi avoir décidé de faire de la voile ?

Tout au long de ma vie je me suis abreuvé de lectures d’aventure et de voyages autour du monde, en étant fasciné par la vie en mer. Les 2 petites expériences de voile que j’avais eu m’avaient laissé un souvenir qui me revenait régulièrement. Avec une vie professionnelle intense, je ne me suis jamais autorisé de prendre le temps de pousser la porte d’un club. A l’approche de la quarantaine, j’avais besoin de prendre un peu de temps pour moi, et j’ai eu l’opportunité de reprendre un vieux dériveur et avec un client, devenu copain, nous avions échangé sur nos attirances pour le monde du voyage et de la mer. Nous avons échangé des prestations informatiques contre des sorties en navigation. Il me fallait trouver un endroit pour stationner le bateau que j’avais retapé et c’est à ce moment là que j’ai poussé la porte du club Nautique voile d’Aix les Bains.

Faisiez-vous ou faites-vous d’autres sports ?

Un peu de randonnée en montagne et un peu de ski.

Connaissiez-vous cet univers avant de devenir pratiquant ?

Uniquement au travers de récits de livres, de visionnage de vidéos et de la fameuse “bible” des glénans. 

Comment s’est déroulée votre « entrée » dans le monde de la voile ? Qui avez-vous contacté ?

J’ai d’abord intégré le club pour des questions de logistique : entreposer le bateau. J’ai appris beaucoup de chose par moi-même au travers de bouquins et en mettant en application sur l’eau. Petit à petit j’ai demandé aux moniteurs du club des conseils et j’ai fini par suivre un stage de perfectionnement catamaran. Je me suis également “incrusté” lors des entraînements des équipes compétitions, en profitant des mises en place des entraîneurs.

Fort de cette volonté d’apprendre, un skipper, propriétaire d’un croiseur faisant régulièrement des régates m’a proposé de rejoindre son équipage. Cela m’a permis de naviguer très régulièrement et de ce fait, de continuer à progresser.

J’ai donc eu la chance de participer à des championnats de france par cet intermédiaire. Souhaitant mieux comprendre le monde de la régate je me suis porté bénévole pour l’organisation de régate, comme mouilleur, comité etc…. De fil en aiguille j’ai intégré le comité directeur du club de voile.

Pratiquez-vous la voile en mode loisir ou en mode compétition ?

Ma pratique de la voile a évolué au fur et à mesure. D’une pratique purement loisir, elle a évolué vers le mode compétition à un niveau régional et elle passe désormais à un niveau professionnelle. 

Après quelques déboires professionnels, j’ai démissionné de mon poste d’administrateur au sein du comité directeur pour prendre en charge le point location du club. Fort d’une première saison, j’ai décidé de passer mon CQP Aide moniteur voile, et je suis désormais en formation pour passer mon BPJEPS voile multi-support.

Sur quel support faites-vous de la voile ?

Avec une plus grosse expérience en voile habitable, je navigue beaucoup sur ce support, mais je pratique également le catamaran, le dériveur et maintenant la planche à voile. Ce que je retiens c’est que plus on multiplie les supports, plus vite on progresse et on prend des réflexes. 

Racontez-nous votre première sortie en voile ? Quels souvenirs en gardez-vous ?i

Sortie entre amis au départ d’Arzon, trois jours de navigation côtière autour de Hoedic, ile d’houat, à bord d’un sunfast 32, un croiseur course croisière. Trois jours où le temps n’a plus d’emprise, où les conditions météo étaient au top. A l’issue de ces 3trois jours, je me suis demandé pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt.

Quelles sensations vous procure la pratique de la voile ?

Sensation de liberté, de calme ou au contraire de dépense physique en fonction des conditions météos, moments de plénitude, …. 

Conseilleriez-vous la voile à vos ami(e)s ?

Dès que je le peux, bien entendu, je le conseille d’autant plus que cela peut convenir à différents caractères. Aussi bien au contemplatif qui souhaite profiter de la plénitude du lac qu’au sportif qui cherche des sensations.  

Quels bénéfices retirez-vous de la pratique de la voile ? 

Que du bonheur, d’une par travailler en plein air, se laisser bercer par les flots, des sensations fabuleuses, bref être sur l’eau ce n’est que du bonheur !

Quel temps consacrez-vous à la voile aujourd’hui ?

Tout mon temps dans la mesure où je suis en reconversion professionnelle pour faire le metier de moniteur de voile mon métier à temps plein. Entre la formation, mes fonctions au sein du club et mes navigations personnelles pour continuer à progresser je passe tout mon temps disponible sur un bateau.

Diriez-vous que la voile est une pratique sportive qui coûte cher ?

Effectivement la voile à cette image d’un sport cher, cependant, quand on voit qu’une cotisation au club coute moins de 250 euros à l’année, que cette cotisation permet d’utiliser à volonté entre mai et octobre de toute la flotte de voile légère, de participer à des régates tous les 15 jours, cela permet de naviger à un coût vraiment dérisoire. 

Quel est votre spot de voile favori ?

Le lac du Bourget, bien sûr !

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite faire de la voile mais qui hésite à franchir le cap ?

Oser pousser la porte d’un club FFV, la progression avec un moniteur permet de progresser plus vite. Dans le cadre de ma pratique j’ai la chance d’évoluer dans différents clubs. Nous retrouvons un même mot d’ordre dans tous ces clubs, navigation, plaisir, partage, passion.

Pour mettre les voiles en Auvergne Rhône-Alpes, contactez le club le plus proche de vous 😉en cliquant ici